Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 20:51

 
Me voilà à essayer à nouveau de tenir un blog, seule. Mais la motivation est cette fois de taille, et je ne manquerai, je pense, jamais de choses à dire. Je vais y évoquer en vrac ma vie de bénévole, de propriétaire d'un chat et d'ex-cavalière de club à l'avenir plus qu'incertain. 
En dehors de ces trois aspects de ma vie, il n'y a pas grand chose à dire, si ce n'est que le plus gros de mes journées est occupé par mes études. Je suis en prépa véto-agro (ou BCPST, mais c'est pénible à dire !) et prépare -évidemment- le concours vétérinaire. 
Sinon je n'ai pas grand chose à ajouter et de toute façon, le but n'est pas de parler de moi. Je pourrais quand même dire que les photos présentes sur ce blog ne sont pas libres de droit, mais comme, de toute façon, je suis incapable de poser un copyright proprement, rien ne vous empêche de les prendre...
Sur ce, je vous laisse -peut-être ?- aux articles suivants. Bonne lecture !
Par Ping' & GéGé - Publié dans : Anecdotes
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 21:46
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Cavalière tremblante. Les larmes aux yeux, la peur au ventre, j'entre dans son box. Il est là, je le distingue, au fond, tout au fond, avec son oeil mauvais, son air qui veut dire "n'approche pas". Ne t'inquiète pas, je ne compte pas approcher, j'ai bien trop peur... Qu'est ce que je fous là ? Ah oui, "tu vas monter Gargantua"... Ah oui. Gargantua, c'est cette bête que je vois là, tapie au fond de son box et qui me signifie de ne plus faire un geste ? Ah oui. Et j'en fais quoi, au juste ? 

De l'aide, demander de l'aide, parce qu'il n'y a que ça à faire. On vient. On empoigne le licol que j'ai dans la main, et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Gargantua est attaché. Quelque chose me dit que j'ai exagéré la scène. Mais les choses ne s'arrangent pas pour autant, on passe au pansage et à chaque coup de brosse, répond un coup de pied. Il n'a pas peur de sortir les dents, ni de coucher les oreilles. Moi par contre, j'ai toujours peur, et j'ai comme l'impression qu'il en profite totalement.

Selle, ok. A part les deux-trois coups de dent dans le vide, tout va bien. Filet...? Pour ça, je devrais encore me faire aider. Je n'ai pas affaire au cheval le plus conciliant du monde, visiblement. Mais bon, j'en suis venue à bout, je me traîne jusqu'au manège tandis qu'il avance, fringant, tentant d'arborer une classe qu'il... N'a pas, de toute évidence.

Je suis à cheval sur un monstre. Il bouge, un peu, mais... Il répond anormalement bien à toutes mes aides. Il est où le méchant cheval ? Loin, apparemment, puisque celui-là est juste un cheval volontaire et bourré de qualités. Méchant, Gargantua, méchant...

Au final, je descends conquise, ben oui, le titre l'avait annoncé. Au box, il m'effraie toujours autant, mais peu à peu, je m'en accommode. Un genre de respect distant s'installe entre nous. Les moniteurs apprécient, parce qu'ils voient bien que je le traite en grand seigneur, et que je passe mon temps à lui parler. Ça leur plaît, à moi aussi. Mais au box, c'est toujours le drame. Il faut me l'attraper, il me fait peur à tourner le dos. Il faut parfois même lui mettre le filet. En tout cas, s'il est un cheval qui m'a fait me remettre en question, c'est bien lui...

Mais le temps passe, les choses changent. Par la force des choses, je cesse de le monter, je l'oublie un peu. Je le remonterai une fois, à la fin de l'année, mais la période n'aidant pas, je n'y trouve plus les mêmes choses qu'avant. Manque de volonté de ma part, sans doute. Et puis l'été passe, sans cheval pour moi. Et à la rentrée, je le retrouve. On travaille bien, j'oublie la distance et je deviens carrément franche. Au box, les choses s'arrangent. Il est toujours odieux mais, à force que je m'en foute, il se calme. Il devient plus doux, répond à son nom, j'ai droit à quelques privilèges. Et nous passons l'hiver à travailler ensemble. Un hiver franchement enrichissant. Et qui se prolonge même un peu, jusqu'à la fin du printemps. J'ai gagné beaucoup, pendant ces mois à le monter. Un genre d'ami, un peu crétin, un peu laid, mais tellement plein de qualités.

Aujourd'hui, les rôles sont inversés. Ce n'est plus moi, qui me tiens à distance et me méfie. C'est lui. Il est devenu fragile, usé par la maladie, rongé par des tas de problèmes aussi divers que variés. Il n'a plus la classe qu'il tentait d'avoir l'année dernière. C'est un cheval fatigué, duquel je m'occuperai, tant qu'il en aura besoin. Parce que je lui dois tant, que l'abandonner maintenant serait juste atroce de ma part.

Allez, je mets une photo où il est même pas trop laid, pour me rappeler ce printemps ! 
Par Ping' & GéGé - Publié dans : Anecdotes
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 18:58

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Ce n'est plus pareil. Ce n'est plus cette cavalière tremblante. Ce n'est plus de la peur qui me serre le ventre. Ce n'est plus ce cheval terrifiant, avec son air menaçant. Ce n'est plus non plus la première fois, et pourtant, il y a un petit air de nouveau dans tout cela. Je dépose mes affaires, le regarde. Il me rend cette oeillade avec une nouvelle expression. Parfois, je me dis qu'il est heureux de me voir, depuis quelques temps. Peut-être. En tout cas, je ne me sens pas repoussée.

Alors évidemment, il est chiant. Le moindre coup de brosse est toujours suivi d'un coup de pied. Ses dents s'approchent parfois un peu trop. Mais bon, c'est lui, quoi. Je sais ne pas me laisser faire, je sais aussi pourquoi il fait ça. Pas de vraie dispute donc, plutôt des chamailleries que je connais par coeur. Mais lorsque je lui passe les harnachements, je me demande un peu comment vont se passer les choses. Ça, c'est nouveau, depuis que notre histoire a repris. Mais tout se passe bien, j'ai entre les mains un brave cheval.

Entre les doigts aussi, d'ailleurs, d'après ce que je remarque une fois à cheval. Léger, calme, attentif, il est à son travail et je ne crois pas me souvenir l'avoir eu aussi bien un jour. Est-ce mon expérience ou la sienne qui nous fait autant de bien ? Je n'arriverai pas à trancher là-dessus. Tout ce que je sais, c'est que ce que j'ai sous ma selle n'est plus tout à fait Gargantua et que je ne suis pas prête de regretter de m'être mise en selle. 

L'heure se passe à merveille, je plane malgré quelques dérapages incontrôlés du style : "Oh, je vais partir au galop comme un taré et te laisser rebondir sur ta selle tel le crapaud ridicule". Mais pour le reste, je descends de cheval (re)conquise, et suis plus reconnaissante que jamais. Si je me cherchais une motivation pour me mettre en selle ces derniers temps, je crois qu'elle est là, toute désignée. 

Vilain poney ! (l) 
Par Ping' & GéGé - Publié dans : Sentiments
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 17:22

19h30. Les portes de l'arche sont fermées depuis longtemps et seules trois bénévoles restent dans le bureau, au chaud et au calme. Les aboiements se sont tus depuis quelques temps, à l'exception des vagues pleurs des chiens les plus las. Une meute de loups hurlants qui crie à qui veut bien l'entendre que la vie en box devient trop pesante. Un bruit assez insupportable, si on va par là.

Mais peu à peu, c'est une autre ambiance qui se crée. Les pleurs se transforment en cris. Les chiens aboient avec énervement inhabituel à cette heure-là. Personne n'entre pourtant, et nous n'avons pas bougé depuis plusieurs minutes. Et cette tension monte et se traîne. Bientôt, nous le prononçons comme une évidence : il se passe quelque chose. Alors nous sortons en trombe et nous nous retrouvons au milieu d'une agitation bien singulière. Les chiens sautent, se battent, aboient... Et là, nous levons le nez. Une phrase, une seule, aussi surréaliste qu'elle soit, sort de notre bouche : "Il y a un chien sur le toit !"

Croisé labrador noir, il nous regarde d'un air un peu perdu. Le ciel noir derrière lui, la vue en contre-plongée, les yeux éclairés d'une lueur étrange, lui donnent un air effrayant de chien sauvage. Un filet de bave coule de ses babines et aussitôt, des images d'épidémie nous viennent en tête. Mais avant tout, un mot d'ordre : le sortir de là.

Nous tendons les bras à ce pauvre malheureux. Il remue vaguement la queue en nous jetant des regards dépités. Il aimerait descendre, cela se voit aux légères impulsions qu'il donne à ses pattes de temps à autres, mais ne sait visiblement pas comment faire. Pas plus que nous.

Toutes les chaises que nous pouvons rassembler sortent alors du bureau - faute d'escabeau -, et l'une des bénévoles se remet au travail, tend les bras, appelle, tout en empêchant le chien de sauter n'importe comment.

Ça a bien duré dix minutes. Sans doute moins, mais le temps paraît toujours très long dans ces cas-là. Et puis, sans trop savoir comment, le chien descend dans nos bras. Je le serre, de toutes mes forces, en m'assurant qu'il a bien la laisse. Nous le posons par terre, il marche, normalement. Il remue toujours la queue, comme prêt à partir en balade. Nous le ramenons dans le bureau, au chaud, et au calme revenu. Là, je le regarde. Il a ce regard égaré, ces babines qui pendent. Et pas de dent. Soudain, comme une évidence, son nom m'apparaît : "Bordel, c'est Ebène !".

Ebène, comme le croisé labrador calme qui ne bouge pas en laisse. Ebène comme le chien toujours content, où qu'il soit. Ebène comme un chien un peu simplet mais surtout d'une gentillesse sans borne. Pas le genre à poser des problèmes. Et pourtant, ce soir, nous l'avons retrouvé sur le toit.

Le chien regagne son box. Il remue la queue. Il énerve encore tous ses camarades en passant devant leurs boxes. Il remue la queue, de plus en plus.
Ce soir là, Ebène s'est offert une balade un peu particulière.
Sacré Ebène. 

Par Ping' & GéGé - Publié dans : Anecdotes
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 11:57

"Bonjour, on cherche un petit chien" 

Cette phrase n'a plus rien d'inattendu, ni de surprenant. C'est vrai qu'au début je m'en émouvais : mais qu'est ce qu'ils ont tous avec leurs petits chiens ? Qu'est ce qu'ils leur veulent, aux petits chiens ? C'est vrai aussi que n'ayant naturellement pas d'affinités avec les caniches et autres adooorables yorkshires, je ne pouvais pas comprendre. 

Pourtant et même si aujourd'hui je ne m'en étonne plus, il faut avouer qu'il y a de bonnes raisons de stopper cette dictature du petit chien. Alors, un petit chien, oui, mais pourquoi ?

-Pour vivre en appartement. Là, ce n'est pas forcément une mauvaise idée, sauf que certains gros chiens vivent très bien en appartement, c'est même mieux pour ceux qui ont tendance à la fugue. Alors évidemment, il faut les sortir régulièrement, mais le caniche à mémère aussi a besoin de sortir. Donc, l'excuse de l'appartement, pas terrible.

-Pour emmener partout. Vous aurez beau avoir le plus petit des petits chiens, s'il passe son temps à aboyer, s'il est intenable, vous aurez du mal à "l'emmener partout". Il faut dire ce qui est, un gros chien c'est naturellement moins gueulard. Et puis tout est affaire d'éducation : qu'il fasse 5 ou 50 kg, si vous apprenez à votre chien à rester tranquille, personne ne le remarquera nulle part. 

-Parce que c'est plus miiiignon. Bon, ça, c'est une affaire de préférence. Mais quand même, un bon gros berger qui vous regarde les oreilles droites et les yeux plein d'amour, c'est quand même le top. Un labrador avec ses grands yeux tristes, c'est bien aussi.

Après, on peut aussi entendre, et c'est parfois le cas, "petit chien" dans le sens "chiot". Alors là, vraiment, attention à ce que vous faites.

Un chiot, c'est mignon, on le voit grandir. Oui, mais ça dure si peu de temps, on ne voit tellement pas cette période passer que ça ne change au final pas grand chose.
Un chiot, ça peut s'éduquer. Mais vous pouvez prendre un chien de 3, 5, 10 ans, vous pourrez toujours l'éduquer. Pas forcément en faire le parfait chien obéissant et respectueux de tout, mais des choses importantes comme la propreté et le respect de son maître s'apprendront sans problème. 
Et puis ce dont on se rend rarement compte, c'est des bêtises que peuvent faire un chien. Il suffit de voir la quantité de labradors qui nous arrivent bébés, qui sont adoptés, et qui reviennent une fois adultes : trop de bêtises, devenus trop grands... Si vous ne voulez pas voir vos meubles usés, vos chaussures abîmées, vos draps troués (une pensée pour mon Cornichon ^^), le chiot, ce n'est vraiment pas un bon plan...

Alors la prochaine fois que vous voudrez adopter un chien, songez à ce qui serait le mieux en fonction de votre mode de vie, et pensez surtout qu'un "petit chien" est loin d'être une solution miracle ! 
Barya2
Barya. Souvenir d'un chien parti avec des gens qui cherchaient un petit chien...
Par Ping' & GéGé - Publié dans : Quotidien d'un refuge
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