Bye, bye mélanco, j'ai ouvert le rideau sur un ciel plein d'oiseaux...
C'est un métro qui sort de terre en crissant. C'est la Marne qui s'étale sous ses rails. Ce sont ces vieux bâtiments aux noms que j'ai appris à aimer : Marcenac, Bourgelat, Blin... Un musée, Fragonard bien sûr. Des trucs un peu gores que seul un vétérinaire ou étudiant du même genre peut apprécier. Des chansons pas toujours élégantes.
Une nouvelle vie, de nouvelles personnes. Plus rien n'est comme avant, et j'ai fini par réaliser et accepter que plus rien, jamais, ne redeviendrait comme avant. Peu importe, j'avance. Je ne sais plus où je vais, mais alors... Plus du tout. Peu importe. Me voilà. J'ai réalisé un rêve, je suis là où je veux être depuis... Depuis quand, au juste ? Depuis des années, depuis toujours. Et chaque jour me fait un peu plus comprendre que je suis à ma place.
J'aime ce nouveau monde qui s'est offert à moi. Quoi qu'on en dise, quoi qu'on en pense. J'ai beaucoup appris. Sur moi, sur les gens. J'ai encore une infinité de choses à apprendre. Et pour ça, cinq ans des plus belles études que l'on puisse faire. Cinq ans pour renconstruire, faire table rase du million de choses que je veux oublier, en conservant le milliard de choses que je veux garder. Trier, choisir. Apprendre à connaître et à comprendre.
Alors ? J'arrête. Oui bon, je sais, toutes ces lignes pour ça. Mais maintenant, je n'ai plus rien à dire. Tout a trop changé. Ce serait trop long, et ce ne serait pas juste de revenir sur deux ans de ma vie à la fois trop présents... Et déjà trop loin.
C'est tout.